Ma vision
Progresser, ce n’est pas simplement faire plus
Nous avons souvent tendance à sous-estimer ce dont notre corps est capable.
Non pas parce qu’il manquerait de potentiel, mais parce que nous avons rarement appris à le comprendre, à l’écouter et à l’entraîner de manière adaptée.
Nous cherchons souvent à être plus forts, plus endurants, plus mobiles, plus performants ou simplement en meilleure forme.
Mais avant de demander davantage à notre corps, il me semble essentiel de commencer par comprendre ce dont il a besoin.
Progresser ne consiste pas uniquement à accumuler les efforts. Il faut aussi apprendre à trouver le bon équilibre entre ce que l’on demande à son corps et ce que l’on est capable de lui apporter.
Un entraînement adapté. De la régularité. Une progression suffisamment progressive pour permettre au corps de s’adapter. Du repos. Une alimentation cohérente avec ses besoins.
Mais aussi la capacité à écouter ses sensations, à comprendre ses limites et à tenir compte de la réalité de sa vie.
C’est cette compréhension qui permet, selon moi, de construire une progression réellement durable.
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Votre corps n’est pas séparé du reste de votre vie
Pendant longtemps, nous avons souvent considéré le corps comme un moyen.
Un moyen de courir plus vite, de soulever plus lourd, de perdre du poids, de modifier son apparence ou d’atteindre un objectif.
Mais notre corps n’est pas une machine indépendante de nous.
Il réagit à notre sommeil, à notre alimentation, à notre niveau de stress, à nos émotions, à notre environnement et à notre histoire.
Il ne fonctionne pas séparément de notre vie.
C’est pourquoi je ne crois pas aux méthodes universelles.
Deux personnes peuvent avoir exactement le même objectif et avoir besoin de deux accompagnements complètement différents.
Elles n’ont pas la même histoire, le même niveau de départ, les mêmes contraintes, les mêmes habitudes ni la même manière de progresser.
Un accompagnement pertinent commence donc par la personne avant de commencer par le programme.
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La progression commence par une meilleure compréhension
Je ne cherche pas simplement à vous faire progresser.
Je cherche à vous apprendre à progresser.
La différence est importante.
Si je vous donne uniquement un programme à suivre, vous pourrez peut-être progresser. Mais vous ne saurez pas nécessairement pourquoi vous faites ce que vous faites, comment interpréter vos sensations, comment adapter votre pratique ou comment continuer à évoluer lorsque votre situation changera.
Mon rôle est donc aussi de vous transmettre progressivement des connaissances et des repères.
Comprendre ce que vous faites.
Comprendre pourquoi vous le faites.
Comprendre comment votre corps réagit.
Comprendre comment adapter votre pratique.
Et progressivement, être capable de faire des choix plus justes par vous-même.
Pour moi, l’objectif d’un accompagnement n’est pas de créer une dépendance au coach.
C’est au contraire de développer votre capacité à devenir acteur de votre propre progression.
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Le sport n’est pas une fin en soi
C’est probablement l’une des convictions qui a le plus évolué au cours de mes années de coaching.
Lorsque j’ai commencé ce métier, je pensais avant tout aider les personnes à atteindre leurs objectifs sportifs.
Aujourd’hui, je considère davantage le sport comme un outil.
Un outil pour retrouver de l’énergie, mieux habiter son corps, reprendre confiance en ses capacités, mieux traverser certaines périodes de sa vie, retrouver une forme d’équilibre ou réaliser un projet qui compte.
Cela peut prendre des formes très différentes.
Pour certaines personnes, il s’agit de reprendre une activité physique après plusieurs années d’arrêt.
Pour d’autres, de retrouver suffisamment de condition physique pour profiter davantage de la vie avec leurs enfants.
Pour d’autres encore, de préparer un marathon, un trail, un triathlon ou un Ironman.
L’objectif n’est pas toujours le même.
Mais le rôle du sport peut dépasser largement la simple performance physique.
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Développer ses ressources pour pouvoir avancer
C’est une idée qui résume aujourd’hui de plus en plus précisément ma manière de voir le coaching.
Je ne considère pas mon métier comme le fait de vous faire simplement « faire du sport ».
Mon rôle est de vous placer dans des situations qui vous permettent progressivement de développer vos ressources.
Pour comprendre cette idée, on peut imaginer que vous disposez chaque semaine d’un certain nombre d’unités d’énergie.
Imaginons, simplement pour illustrer cette idée, que vous commenciez votre semaine avec 100 unités.
Ces 100 unités sont déjà mobilisées par votre vie quotidienne : votre travail, votre famille, vos déplacements, vos obligations, votre sommeil, vos préoccupations et tout ce qui demande de l’énergie au quotidien.
Lorsque vous décidez d’ajouter une nouvelle activité physique, vous ne créez pas instantanément de nouvelles ressources.
Vous devez souvent investir une partie de ces 100 unités dans le sport.
Au début, cela peut donc représenter une contrainte supplémentaire.
Et c’est parfois ce qui explique pourquoi certaines personnes commencent une nouvelle activité avec beaucoup de motivation, mais ne parviennent pas à la maintenir dans le temps.
Elles ont simplement ajouté une dépense supplémentaire à un système qui était déjà proche de ses limites.
C’est pourquoi je ne crois pas qu’il faille systématiquement ajouter davantage de sport dans une vie déjà pleine.
Il faut d’abord comprendre la situation de départ.
Puis déterminer comment la pratique physique peut progressivement devenir une ressource plutôt qu’une contrainte supplémentaire.
Car un entraînement adapté ne se contente pas de demander quelque chose à votre organisme.
Il lui permet aussi de s’adapter.
Au fil du temps, vous pouvez devenir plus fort, plus endurant, plus mobile et plus capable de récupérer.
Certaines tâches qui demandaient auparavant beaucoup d’efforts deviennent plus accessibles.
Vous pouvez retrouver de l’énergie, mieux dormir, vous sentir plus à l’aise dans votre corps et développer davantage de confiance dans vos capacités.
Si l’on reprend notre image, l’objectif n’est donc pas simplement de déplacer les 100 unités dont vous disposez déjà.
Il s’agit progressivement d’augmenter votre capacité globale.
De faire en sorte que l’activité physique ne soit plus uniquement une dépense, mais qu’elle puisse contribuer à développer de nouvelles ressources.
Vous ne disposez alors plus exactement des mêmes capacités qu’au début de votre accompagnement.
Vous êtes progressivement devenu plus capable de faire face aux contraintes de votre vie.
Ces ressources sont physiques, bien sûr.
Mais elles peuvent aussi concerner votre confiance, votre connaissance de vous-même, votre capacité à faire face à la difficulté, votre régularité ou votre autonomie.
Le développement de ces ressources peut vous aider à progresser dans votre pratique sportive.
Mais pas uniquement.
Une personne qui dort mieux, qui se sent plus à l’aise dans son corps, qui comprend mieux son fonctionnement et qui retrouve de l’énergie dispose souvent de davantage de ressources pour faire face au reste de sa vie.
Son travail.
Sa vie familiale.
Ses projets.
Les périodes difficiles.
Les changements.
C’est ici que ma vision du coaching dépasse la simple pratique sportive.
Le sport est le point de départ de l’accompagnement.
Mais ce que vous développez grâce à lui peut vous accompagner bien au-delà de votre séance.
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Chaque progression est une rencontre entre une personne et sa réalité
Je ne crois pas à la progression parfaite.
Je crois davantage à la progression possible.
Celle qui tient compte de votre réalité.
Une personne peut avoir un objectif très ambitieux, mais traverser une période de fatigue, de stress ou de bouleversement personnel.
Une autre peut avoir beaucoup de temps disponible, mais manquer de confiance en elle.
Une autre encore peut être très motivée, mais ne pas encore disposer des connaissances nécessaires pour s’entraîner efficacement.
L’accompagnement doit donc évoluer avec la personne.
Il faut parfois pousser.
Il faut parfois ralentir.
Il faut parfois modifier le plan.
Il faut parfois accepter que le chemin prévu ne soit plus le bon.
Pour moi, la qualité d’un accompagnement ne se mesure donc pas uniquement à la capacité à suivre un programme établi à l’avance.
Elle se mesure aussi à la capacité à observer, comprendre et adapter.
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Surprendre ce dont on est capable
Il y a plusieurs années, j’utilisais une phrase qui résumait déjà une partie de cette vision :
Surprenez-vous.
Je l’aimais parce qu’elle ne promettait rien.
Elle ne disait pas que tout était possible.
Elle ne prétendait pas qu’il suffisait de vouloir pour réussir.
Elle suggérait simplement que nous connaissons rarement précisément les limites de notre potentiel.
Nous avons souvent une image de nous-mêmes construite à partir de nos expériences passées, de nos échecs, de nos blessures, de nos habitudes et de ce que nous pensons être capables de faire.
Mais cette image n’est pas toujours définitive.
En développant progressivement ses capacités physiques, en comprenant mieux son corps et en étant accompagné de manière adaptée, il est parfois possible de découvrir que l’on est capable de bien plus que ce que l’on imaginait.
C’est peut-être cela qui me plaît le plus dans mon métier.
Pas de promettre une transformation spectaculaire.
Mais d’accompagner quelqu’un suffisamment longtemps et suffisamment justement pour qu’il puisse un jour se dire :
« Je ne pensais pas être capable de faire ça. »
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Ma vision du coaching, en quelques mots
Je ne cherche pas à vous imposer une méthode.
Je cherche à comprendre où vous en êtes, ce que vous souhaitez construire et les ressources dont vous disposez déjà.
À partir de là, mon rôle est de vous apporter un cadre, des connaissances, des outils, une direction, un regard extérieur et une capacité d’adaptation.
Pour vous permettre progressivement de mieux comprendre votre corps, de développer vos capacités et de construire une progression durable.
Je ne cherche pas seulement à vous faire progresser.
Je cherche à vous apprendre à progresser.
