Ce qui m’a construit sportivement

Mon parcours sportif

Le sport occupe une place importante dans ma vie depuis toujours.

Au fil des années, j’ai eu la chance d’explorer de nombreuses disciplines, de préparer des objectifs très différents et de vivre des expériences qui m’ont profondément marqué. Certaines ont été exigeantes physiquement, d’autres mentalement. Toutes m’ont appris quelque chose.

Si je partage ce parcours ici, ce n’est pas pour dresser un palmarès.

C’est parce que je suis convaincu qu’accompagner une personne ne consiste pas seulement à connaître la théorie ou à construire un programme d’entraînement. C’est aussi comprendre ce que représente une préparation de plusieurs mois, le doute avant une compétition, la gestion de la fatigue, la récupération, les blessures, les imprévus, les moments où l’on se demande si l’on ira au bout.

Avoir vécu ces situations me permet aujourd’hui de mieux comprendre celles et ceux que j’accompagne, qu’ils préparent leur première course ou un objectif plus ambitieux.


AVANT L’ENDURANCE

Le sport comme plaisir, sensations et liberté

Avant de m’installer à Annecy, je pratiquais principalement des activités liées au plaisir, aux sensations et à l’adrénaline.

Le ski, la planche à voile, le surf ou encore le ski de randonnée faisaient partie de mon quotidien.

J’aimais le mouvement, la nature, la sensation de liberté et parfois le risque.

À cette époque, je pratiquais surtout pour le plaisir.

Je n’avais pas encore construit de véritable relation avec l’entraînement, la planification ou la performance à long terme.

Mon activité de coach était alors principalement orientée vers le fitness, le renforcement musculaire et la remise en forme.

Puis, en m’installant à Annecy, mon métier m’a progressivement amené à regarder ma propre pratique sportive différemment.


« Ma pratique sportive a évolué grâce à mon métier. »

Je ne me suis pas mis à courir parce que j’étais déjà passionné par la course à pied.

Je me suis mis à courir parce que je voulais mieux comprendre ce que vivaient les personnes que j’accompagnais.


QUAND MON MÉTIER M’A POUSSÉ À COURIR

De quelques kilomètres au premier rêve d’endurance

Quelques kilomètres → 10 km → Semi-marathon → Marathon → Triathlon → Half Ironman → Ironman

La course à pied occupe une place particulière dans le monde du sport.

Elle est accessible, peu coûteuse, facilement intégrable dans un quotidien et peut être pratiquée presque partout.

Je me suis alors posé une question simple :

Comment accompagner correctement les personnes dans une activité que je ne pratique pas moi-même réellement ?

C’est ainsi que j’ai commencé à courir.

Pas avec un objectif extraordinaire.

Pas avec un passé de coureur.

Simplement avec quelques kilomètres.

Puis un premier 10 kilomètres.

Puis un semi-marathon.

Progressivement, je découvrais une pratique qui m’était jusque-là relativement étrangère.

Je découvrais aussi quelque chose d’important pour mon métier : ce que représente le fait de commencer une activité, de ne pas forcément être à l’aise, de progresser lentement et de devoir accepter de ne pas tout maîtriser immédiatement.


DE LA COURSE À PIED AU RÊVE DE L’IRONMAN

Le passage d’un objectif à une transformation

Après la course à pied, le vélo est naturellement venu compléter ma pratique.

J’ai commencé par participer à mes premiers triathlons, puis à des distances de plus en plus longues.

J’ai couru mes premiers marathons.

J’ai participé à mes premiers Half Ironman.

Chaque nouvelle expérience rendait possible la suivante.

Un objectif qui semblait auparavant inaccessible devenait progressivement envisageable.

Et derrière cette progression se dessinait un rêve : participer un jour à un Ironman.

L’Ironman représentait plus qu’un défi sportif

Avant cela, j’avais souvent eu le sentiment que certaines choses que j’avais réussies dans ma vie étaient peut-être liées à une forme de chance, à une bonne étoile ou à ma capacité à me lancer spontanément dans les choses.

L’Ironman représentait quelque chose de différent.

C’était un objectif que je ne pouvais pas atteindre simplement grâce à la chance.

Il allait me demander de devenir quelqu’un de différent.

Quelqu’un capable d’être régulier.

De planifier. D’accepter la répétition.

De faire preuve de discipline et de rigueur.

De continuer à avancer lorsque la motivation diminuait.

Et surtout, de m’impliquer dans un projet pendant plusieurs années.

« On ne se prépare pas seulement à atteindre un objectif.

On devient progressivement la personne capable de l’atteindre. »

L’IRONMAN : CONSTRUIRE UNE NOUVELLE VERSION DE SOI

J’ai participé à l’Ironman de Vichy en 2021, puis à l’Ironman de Nice en 2024.

Ironman Vichy

Une première expérience qui m’a confronté à la réalité d’un projet long et  exigeant.

Ironman Nice 

Une nouvelle préparation, une nouvelle expérience et une autre manière d’aborder un objectif déjà connu.

Ces expériences m’ont confronté à bien plus que l’entraînement.

Elles m’ont appris la patience, la gestion de la fatigue, la récupération, la planification et la nécessité de composer en permanence avec les contraintes du quotidien.

Une préparation longue ne se déroule jamais exactement comme prévu.

Il faut s’adapter aux blessures, aux périodes de fatigue, au travail, aux imprévus, aux moments de doute et aux périodes où l’envie n’est plus la même.

L’objectif sportif devient alors progressivement un véritable projet de transformation.

« Certains rêves sont trop grands pour être réalisés par la personne que nous sommes aujourd’hui. »

Cela ne signifie pas qu’ils sont irréalistes.

Cela signifie parfois que nous devons d’abord devenir la personne capable de les réaliser.

C’est ce que l’Ironman a représenté pour moi.

EXPLORER DIFFÉRENTES FORMES D’ENDURANCE

La course à pied et le trail

La course à pied m’a ensuite permis d’explorer des formats et des environnements très différents.

Du 10 kilomètres au marathon, puis vers le trail et la montagne, chaque format m’a confronté à des contraintes différentes.

La vitesse. L’endurance.

La gestion de l’effort. La capacité à maintenir un rythme.

L’adaptation au terrain. La gestion de la fatigue.

Courses sur route

  • Marathon de Paris
  • Marathon de Genève
  • Semi-Marathon d’Annecy
  • Marseille-Cassis
  • 10 km d’Annecy et d’Aix-les-Bains

Trail et montagne

  • Pierra Menta Été
  • Sierre-Zinal
  • Ultraks Zermatt
  • MCC by UTMB
  • Marathon Race d’Annecy
  • Trail de l’Aiguille à Megève
  • Trail Blanc du Semnoz
  • Bélier Blanc à La Clusaz

LE TRIATHLON

Apprendre à construire sur le long terme

Le triathlon a probablement été la discipline qui m’a le plus fait évoluer.

Il m’a obligé à accepter de ne pas être performant partout.

À gérer trois disciplines différentes.

À construire une progression sur plusieurs années.

À comprendre que les qualités développées dans une discipline pouvaient parfois devenir des ressources pour une autre.

IRONMAN

  • Ironman de Nice — 2024
  • Ironman de Vichy — 2021

HALF IRONMAN

  • Alpsman — Annecy, 2021
  • Genève — 2018
  • Cannes — 2024

TRIATHLON

  • Triathlon M d’Annecy
  • Triathlon M du Mont-Blanc
  • Triathlon M d’Aix-les-Bains

« On ne passe pas directement de quelques kilomètres à un Ironman.

On construit progressivement les capacités qui rendent l’objectif possible. » 

LE SWIMRUN

Expérimenter, optimiser et s’adapter

Le swimrun occupe une place particulière dans mon parcours sportif.

J’ai eu la chance de participer aux débuts de cette discipline en France, notamment à la première épreuve officielle de swimrun organisée en France La gravity Race à Annecy.

À cette époque, la discipline était encore très jeune.

Le matériel spécifique était quasiment inexistant.

Il fallait expérimenter, tester, adapter et parfois inventer ses propres solutions.

Comment optimiser son équipement ?

Comment nager efficacement avec du matériel de course ?

Comment courir avec du matériel de natation ?

Comment trouver le meilleur compromis entre confort, efficacité et performance ?

Cette dimension d’expérimentation m’a particulièrement intéressé.

Elle correspond à une manière de fonctionner qui m’accompagne encore aujourd’hui :

Comprendre → tester → observer → adapter

Gravity Race — format long 45 km dont 8 km de natation

3 formats Medium :environ 25 km dont 5 km de natation

ÖTILLÖ Series — Cannes 30 km dont 6 km de natation

Le swimrun m’a également appris une autre forme d’adaptation.

Il faut en permanence alterner entre la course et la natation. Changer de rythme. Changer de milieu.

Composer avec le terrain, la météo, la fatigue et les conditions du moment.

On ne peut pas tout contrôler.

Il faut apprendre à avancer avec ce qui se présente.

LE VÉLO

Une autre manière d’explorer la montagne

Le vélo est progressivement devenu un pilier de ma pratique sportive.

Bien sûr, il occupe une place essentielle dans le triathlon.

Mais il m’a également permis de découvrir la montagne d’une autre manière.

Quelques expériences

  • L’Étape du Tour
  • La Cyclo du Léman

Le vélo m’a appris une autre forme de gestion de l’effort.

Une montée longue. Une difficulté qui se construit progressivement.

La nécessité de trouver son rythme et d’accepter parfois de ralentir pour pouvoir continuer à avancer.

CE QUI EST RESTÉ

Le sport comme plaisir, sensations et liberté

Même si ma pratique sportive s’est progressivement orientée vers l’endurance et la performance, les activités qui m’ont construit au départ font toujours partie de ma vie.

Ces activités occupent une place différente dans mon rapport au sport.

Elles ne sont pas nécessairement liées à un objectif chronométrique ou à une préparation structurée.

Elles représentent aussi le plaisir, la liberté, l’exploration et les sensations.

Et je crois qu’il est important de ne pas perdre cette dimension.

Le sport ne doit pas toujours devenir un projet à optimiser.

Il peut aussi simplement être une manière de vivre, de découvrir, de jouer et de ressentir.

CE QUE CES EXPÉRIENCES ONT CONSTRUIT

Toutes ces expériences ne définissent pas le coach que je suis.

Mais elles ont contribué à construire mon regard sur l’entraînement et sur la progression.

Elles m’ont appris qu’une préparation ne se résume jamais à un programme.

Derrière chaque objectif, il faut composer avec une vie réelle.

Le travail. La famille. Le sommeil.

La fatigue. Les blessures. Les imprévus.

Les périodes de doute.

Et parfois, simplement, l’envie ou l’absence d’envie.

Elles m’ont également appris que l’on ne peut pas toujours demander à une personne de faire davantage avec les ressources dont elle dispose aujourd’hui.

Il faut parfois commencer par développer ces ressources.

C’est aussi ce que j’ai vécu dans ma propre pratique.

Pour atteindre des objectifs qui me semblaient autrefois inaccessibles, je n’ai pas seulement dû m’entraîner davantage.

J’ai dû apprendre à devenir progressivement quelqu’un capable de s’entraîner, de récupérer, de s’organiser et de tenir dans la durée.

C’est cette expérience que je mets aujourd’hui au service des personnes que j’accompagne.

Je ne prétends pas avoir vécu toutes les situations possibles.

Mais je sais ce que représente le fait de partir d’un niveau donné, de se fixer un objectif qui semble parfois trop grand et de construire progressivement les capacités nécessaires pour s’en rapprocher.

Et c’est peut-être cela que mon parcours sportif m’a le plus appris :

 » Un objectif ne transforme pas seulement ce que nous faisons.

Il peut progressivement transformer la personne que nous devenons. « 

Cette histoire continue

Aujourd’hui, je continue moi aussi à évoluer.

Mon prochain projet sportif ne représente pas simplement un nouvel objectif à atteindre.

Il est aussi une nouvelle occasion d’explorer ce que le sport peut encore m’apprendre.

Découvrir : Mon futur