Mon écosystème : les chemins qui composent mon parcours

Septembre 2026

Je suis sur le retour de deux journées de shooting en studio pour Kiprun, à Lille.

Coach en casquette donnant une consigne aux coureurs sur la piste.
Photo d’illustration.

En tant que Décathlonien depuis bientôt 15 ans, c’était un plaisir de venir ici pour ce projet.

Mais je n’étais pas là en tant que Décathlonien, mais en tant que mannequin. Et je me réjouis de savoir que je serai bientôt en photo dans les magasins où je travaille. Un joli clin d’œil qui fera rire les copains.

Depuis quelque temps, lorsque je me retourne sur mon parcours professionnel, j’ai l’impression d’observer un écosystème plus qu’une carrière.

En parallèle de ce shooting, nous avons eu la chance d’être invités à deux soirées en hommage à Blandine L’Hirondel, athlète Kiprun qui vient de remporter l’UTMB : une soirée de félicitations dans les bureaux de Kiprun puis une projection de son film.

L’UTMB où j’étais encore cette année avec Peignée Verticale.

Et c’est là que je me suis fait une drôle de réflexion.

Je n’étais pas vraiment là en tant que vendeur Decathlon.

Pas vraiment non plus en tant que mannequin.

Je ne suis pas photographe, même si j’ai la chance, depuis quelques années, de travailler avec eux sur l’UTMB et de mieux comprendre cet univers.

Mon vrai métier, c’est coach.

Et pourtant, je connaissais chacun de ces univers.

Je connais Decathlon de l’intérieur depuis longtemps. Je travaille avec des photographes, vidéastes et des équipes de production depuis plusieurs années. Je connais le monde du running, celui des marques, celui de l’image et celui du sport de haut niveau.

Toutes ces expériences m’ont permis de comprendre les personnes et les histoires qui étaient autour de moi lors de ces deux soirées.

Je pouvais comprendre leur parcours, leurs métiers, leurs codes, leurs passions.

Et pourtant, au milieu de tout ça, il y avait parfois cette petite sensation de ne pas vraiment avoir de raison d’être là.

Comme si j’avais suffisamment de liens avec ces différents mondes pour en comprendre les codes, les personnes et les histoires, mais pas forcément suffisamment de légitimité pour dire que j’en faisais partie.

Et en même temps, j’y étais parfaitement à ma place.

Parce que finalement, tout mon écosystème professionnel était réuni au même endroit.

Étrange sentiment d’imposture et d’appartenance.

Peut-être que c’est aussi ça, construire son parcours.

Pas forcément choisir une voie et y avancer tout droit.

Mais vivre des expériences, rencontrer des personnes, apprendre des choses, saisir des opportunités… et parfois, quelques années plus tard, se retourner et découvrir que tous ces chemins se sont croisés.

Je n’ai jamais vraiment cherché à construire cet écosystème.

Il s’est construit petit à petit, au fil de mes choix, de mes rencontres et des opportunités que j’ai saisies.

Peut-être qu’il suffit parfois simplement d’avancer, d’être curieux, de saisir certaines occasions et de voir ce qu’elles deviennent.

Pas besoin d’être uniquement coach, vendeur, ou mannequin.

Toutes ces expériences font simplement partie de mon parcours.

Et aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir bouclé une boucle dans ma vie.

Toutes ces activités, toutes ces rencontres, tous ces chemins, tous ces mondes étaient finalement réunis, le même soir, au même endroit.

Une boucle qui vient encore un peu renforcer mon parcours de vie.

Et qui me donne surtout envie de continuer à avancer, sans forcément savoir exactement où tout cela me mènera.

Avec l’espoir de pouvoir encore boucler de nombreuses boucles comme celle-ci.

Mais quelle chance.

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