Triathlon d’Annecy 2023 : les leçons de ma course

Juin 2023

« Petit retour » à objectif pédagogique sur le tri d’Annecy de ce dimanche.
Le débrief de ma course en elle-même n’offre que peu d’intérêt mais les constats qui en découlent eux sont plus intéressants.
Vous le savez car je l’explique régulièrement ma pratique et mon expérience me servent à mieux comprendre et affiner ma façon d’entraîner pour répondre au mieux à vos besoins par la suite. Voilà donc ce qu’on peut retenir après cette course.

Triathlète avec le dossard 399 pendant la course à pied à Annecy.
Course à pied au triathlon du lac d’Annecy. © © PIXALPES PHOTOGRAPHY.

On pourrait renommer ce CR :
Faites ce que je dis pas ce que je fais ! 😌🤭 ou atelier : enfonçage de porte ouverte 🫶
Le contexte : premier tri depuis l’enchaînement IronMan Vichy et Half Alpsman soit presque 18 mois sans faire d’entraînement spécifique.
Pas de natation, du vélo loisir (sans intensité longue) et un focus course à pied en trail puis un travail de seuil cet hiver.
Des progrès sur la période sur tous les plans.
Un résultat d’ensemble satisfaisant avec une très bonne nage pour quelqu’un qui a nagé 4 fois en 2 ans (👏bravo Marc 🫣)
Un vélo honorable au vu du volume et de la qualité d’entraînement 🫡 (pas faute de le savoir)
Une course à pied clairement pas à la hauteur 🫠 (ça t’apprendra à faire le malin 😂) et oui la partie run du triathlon c’est pas que de la course à pied !
En découlent donc quelques constats !

Constat numéro 1: tu ne peux pas être prêt et performer à une course que tu n’as pas préparéee 😏
Pour autant ça ne veut pas dire que tu ne peux pas réussir celle-ci et prendre du plaisir. Il faut simplement définir un objectif réalisable par rapport à ton état de forme à cet instant.

Constat numéro 2: le triathlon est un sport à part entière et pas simplement l’enchaînement de trois disciplines !
Je vous avais prévenu j’enfonce des portes ouvertes 🥲😂 je ne vais pas révolutionner l’approche de la préparation tri !
Mais certains rappelss font du bien 😌
De ce fait ne pas bosser les transitions ne peut pas donner de bons résultats.
Que ce soit à T1 pour être lucide et rapide ou à T2 pour bien préparer le corps à subir la reprise de course à pied.

Constat numéro 3: si tu ne bosses pas le vélo même si tu es solide en run ça ne marche pas.
Si tu poses le vélo cramé ben tu peux pas courir 👍 (sauf si tu fais pas l’effort à vélo bien sûr 🙃)
C’est aussi vrai dans l’autre sens si tu ne bosses pas la course à pied même si tu fais un bon vélo tu ne pourras pas courir derrière 😉.

Constat numéro 4 : si tu sors de l’eau dans de bonnes conditions, sans être trop fatigué, et que tu ne vises pas les podiums, il peut être pertinent de répartir autrement ton temps d’entraînement. 👌 Mais une allure de 1 min 45 s / 100 m ne suffit pas, à elle seule, à décider du nombre de séances à faire : cela dépend de ton niveau, de ton aisance dans l’eau et de tes objectifs. Une partie de ce temps peut aussi servir au renfo et à la mobilité, selon tes besoins. 😉

Constat numéro 5: le travail et l’entraînement paient toujours ! Mais si tu fais les choses bien et au bon moment c’est mieux !

Constat numéro 6: l’objectif principal (indirect) de l’entraînement est de préparer ton corps à encaisser l’effort que tu vas lui proposer et ce sans empiéter sur ton intégrité physique.
Ce tri est la course la plus « facile » que j’ai réaliséee en 3 ans la seule que je n’ai clairement pas préparée = la seule que j’ai subie en course et qui m’a donné des courbatures… faute de préparation à l’effort spécifique qui consiste à enchaîner un effort intense à vélo puis en course à pied.

À lire aussi : Adapter sa charge d’entraînement à ses capacités · Ironman Nice 2024 : mon récit de course en 10 h 53.

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