La fin comme commencement

Montagnes et nuages reflétés dans le lac au coucher du soleil.

Novembre 2025

2025 se termine bientôt, et elle laisse derrière elle une drôle d’impression.

Montagnes et nuages reflétés dans le lac au coucher du soleil.
Photo d’illustration.

(C’est un ressenti évoqué et partagé par beaucoup de personnes que j’accompagne ou avec qui j’échange, et c’est aussi un peu ce que je ressens.)

Celle d’une année dense, remuante. Intérieurement comme extérieurement, comme si quelque chose en nous cherchait à s’exprimer.

À exprimer un déséquilibre à ajuster, un équilibre à retrouver.

Un « quelque chose » que l’on ressent mais que l’on ne perçoit pas encore.

Une part de nous qui se défait pour mieux se préparer à renaître.

C’est une année de bilan silencieux, où l’on regarde ce qui nous équilibre, nous anime, mais aussi ce qu’il est temps de laisser derrière nous.

Et dans ce contexte on ressent l’envie d’en finir vite avec elle, de tourner la page pour mieux regarder 2026 et ses promesses et opportunités.

Pour autant, est-ce vraiment la meilleure idée ?

Pourquoi ne pas chercher à comprendre ce qui se trame ?

Pourquoi ne pas regarder en face ce que l’on n’ose pas ou que l’on ne peut pas encore voir…

2025 est ce qu’on appelle une année 9… une année de fin de cycle.

Quand on parle d’année 9, on parle d’un archétype et non d’une vérité.

Le 9 est le nombre de la maturation, de la sagesse et de la transcendance.

L’année 9 n’est pas une prophétie, mais une métaphore du moment où la vie demande à évoluer. Elle ne prédit ni ne provoque rien ; elle révèle.

Elle met en lumière les transformations en cours, les épuisements du quotidien, les libérations retardées, les changements à venir.

Elle relie la fin d’un parcours matériel — les neuf années écoulées — à un mouvement plus intérieur, plus universel : discerner ce qu’il faut garder ou faire évoluer.

Chaque fin de cycle porte le parfum d’un recommencement.

2025 conclut un long chapitre d’expériences, une étape de maturation acquise à travers les huit précédentes :

1° L’élan, 2° La relation, 3° L’expression, 4° La structure, 5° Le changement, 6° La responsabilité, 7° La compréhension, 8° La maîtrise.

Et puis vient le 9 : on ne construit plus ; on intègre, on épure, on pardonne, on transmet, on évolue…

C’est le chiffre du lâcher-prise lucide : il incarne l’énergie de celui qui a compris que continuer à porter son monde actuel l’empêche d’en créer un nouveau.

Dans cette symbolique, une sagesse se glisse : pour que quelque chose vive pleinement, il faut savoir laisser partir ce qui n’a plus lieu d’être.

C’est parfois inconfortable, car il faut laisser partir sans tout comprendre, se délester sans tout maîtriser.

Parce que le changement véritable ne se fabrique pas : il se prépare.

Il naît du vide que l’on ose créer.

Cette année 9 est donc un appel au changement.

Celui-ci vient de l’intérieur, mais il a besoin d’un appel du dehors :

une envie nouvelle, un souffle, une vision, quelque chose qui nous attire hors de nos anciens repères, hors de notre équilibre devenu instable.

Cette fin d’année est comme un passage entre deux rives.

L’ancienne vie s’efface doucement sans disparaître ;

La nouvelle n’est pas encore dessinée, mais on l’aperçoit déjà au loin.

Et au cœur de cette traversée où nous sommes actuellement, dans ce silence fertile mais troublant, qui nous pousse, nous guide, quelque chose en nous nous souffle qu’on est prêt à tout recommencer.

Le changement, c’est une rencontre.

Une force intérieure qui cherche à grandir, et un appel du monde qui lui montre où aller.

L’un sans l’autre ne fait que tourner en silence. Ensemble, ils créent le mouvement.

Le changement ne vient pas d’un effort forcé, ni d’une volonté qui se tend. Il naît quand quelque chose, dehors, réveille ce qui dormait dedans.

Quand une image, une personne, une situation vient murmurer à notre être :

“C’est par là.”

Ce n’est pas l’extérieur qui nous transforme, mais le désir qu’il éveille en nous, ce tiraillement doux et puissant qui pousse nos racines à quitter la terre connue pour aller vers une lumière encore incertaine.

Changer, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre.

C’est devenir plus pleinement soi.

Répondre à l’appel du monde, et laisser ce qui vit en nous trouver enfin son mouvement

À lire aussi : Le changement comme une promesse · L’évolution personnelle : quand on ne peut plus être celui qu’on a été.

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Mon écosystème : les chemins qui composent mon parcours

Coach en casquette donnant une consigne aux coureurs sur la piste.

Septembre 2026

Je suis sur le retour de deux journées de shooting en studio pour Kiprun, à Lille.

Coach en casquette donnant une consigne aux coureurs sur la piste.
Photo d’illustration.

En tant que Décathlonien depuis bientôt 15 ans, c’était un plaisir de venir ici pour ce projet.

Mais je n’étais pas là en tant que Décathlonien, mais en tant que mannequin. Et je me réjouis de savoir que je serai bientôt en photo dans les magasins où je travaille. Un joli clin d’œil qui fera rire les copains.

Depuis quelque temps, lorsque je me retourne sur mon parcours professionnel, j’ai l’impression d’observer un écosystème plus qu’une carrière.

En parallèle de ce shooting, nous avons eu la chance d’être invités à deux soirées en hommage à Blandine L’Hirondel, athlète Kiprun qui vient de remporter l’UTMB : une soirée de félicitations dans les bureaux de Kiprun puis une projection de son film.

L’UTMB où j’étais encore cette année avec Peignée Verticale.

Et c’est là que je me suis fait une drôle de réflexion.

Je n’étais pas vraiment là en tant que vendeur Decathlon.

Pas vraiment non plus en tant que mannequin.

Je ne suis pas photographe, même si j’ai la chance, depuis quelques années, de travailler avec eux sur l’UTMB et de mieux comprendre cet univers.

Mon vrai métier, c’est coach.

Et pourtant, je connaissais chacun de ces univers.

Je connais Decathlon de l’intérieur depuis longtemps. Je travaille avec des photographes, vidéastes et des équipes de production depuis plusieurs années. Je connais le monde du running, celui des marques, celui de l’image et celui du sport de haut niveau.

Toutes ces expériences m’ont permis de comprendre les personnes et les histoires qui étaient autour de moi lors de ces deux soirées.

Je pouvais comprendre leur parcours, leurs métiers, leurs codes, leurs passions.

Et pourtant, au milieu de tout ça, il y avait parfois cette petite sensation de ne pas vraiment avoir de raison d’être là.

Comme si j’avais suffisamment de liens avec ces différents mondes pour en comprendre les codes, les personnes et les histoires, mais pas forcément suffisamment de légitimité pour dire que j’en faisais partie.

Et en même temps, j’y étais parfaitement à ma place.

Parce que finalement, tout mon écosystème professionnel était réuni au même endroit.

Étrange sentiment d’imposture et d’appartenance.

Peut-être que c’est aussi ça, construire son parcours.

Pas forcément choisir une voie et y avancer tout droit.

Mais vivre des expériences, rencontrer des personnes, apprendre des choses, saisir des opportunités… et parfois, quelques années plus tard, se retourner et découvrir que tous ces chemins se sont croisés.

Je n’ai jamais vraiment cherché à construire cet écosystème.

Il s’est construit petit à petit, au fil de mes choix, de mes rencontres et des opportunités que j’ai saisies.

Peut-être qu’il suffit parfois simplement d’avancer, d’être curieux, de saisir certaines occasions et de voir ce qu’elles deviennent.

Pas besoin d’être uniquement coach, vendeur, ou mannequin.

Toutes ces expériences font simplement partie de mon parcours.

Et aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir bouclé une boucle dans ma vie.

Toutes ces activités, toutes ces rencontres, tous ces chemins, tous ces mondes étaient finalement réunis, le même soir, au même endroit.

Une boucle qui vient encore un peu renforcer mon parcours de vie.

Et qui me donne surtout envie de continuer à avancer, sans forcément savoir exactement où tout cela me mènera.

Avec l’espoir de pouvoir encore boucler de nombreuses boucles comme celle-ci.

Mais quelle chance.

À lire aussi : Road to 2028 : progresser sans perdre mon équilibre · Expérimenter pour comprendre, comprendre pour transmettre.

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Reconnaître la valeur de sa performance sportive

Collection de médailles de marathon, de triathlon et de swimrun.

Juin 2024 · après la course

Ironman Nice 2024 🌴🏅 Sub 11
Ma plus belle course
Ma meilleure prépa & performance sportive

Collection de médailles de marathon, de triathlon et de swimrun.
Photo d’illustration.

Pourtant je n’arrive pas à savourer le plaisir de cette « réussite » je reste insensible à cet événement !
Tout ça m’attriste car une de mes sources de motivation est ce sentiment de satisfaction indescriptible lorsque l’on franchit la ligne de ce genre de course !

Mais alors Pourquoi ?!
Je crois que de nos jours, notre société banalise les efforts extraordinaires !
Pas qu’ils soient plus accessibles qu’avant mais ils sont plus médiatisés principalement sur nos réseaux !
À ça s’ajoute le fait de côtoyer des personnes qui nous ressemblent et qui réalisent aussi des exploits fous !
Tout ça donne à croire à notre esprit que tous ces événements sont normaux !

Il en devient difficile de redonner une juste place aux choses et aux perf’ réalisées par soi ou nos proches !

Et pourtant seulement :
0,17% de la population mondiale a couru un marathon !
0,00005 % finissent un Ironman !
Et le % qui courent le marathon de l’Ironman en 3 h 30 est encore plus infime ! (Le temps moyen est de 4 h 52)

En regardant ces chiffres, je me dis que oui ma performance n’est finalement pas si ordinaire ; on pourrait même dire qu’elle est « extra » ordinaire !
Mon ego aimerait l’accepter mais ma conscience me l’interdit !
Car dans mon monde, dans la vision que j’ai de ce monde, déformé par mon prisme de perception, je ne ressens pas ce côté extraordinaire !

Je ne suis qu’un amateur qui fait bien les choses !
Il y en a beaucoup qui font mieux que moi beaucoup qui méritent peut-être plus que moi.

J’essaie de me rappeler que je ne suis pas de ce milieu à la base. Qu’il y a 10 ans je ne courais pas !
Alors pour sortir des performances ordinaires aux yeux de mes pairs je dois produire des efforts extraordinaires.
Et c’est parfois frustrant !

En conclusion le résultat seul ne reflète donc pas la réalité de la performance !
Vous seuls connaissez votre vraie valeur et ce que vous avez dû faire pour en arriver là !
Alors vous seuls pouvez être fiers de vous à la hauteur de vos actes !
Il ne me reste donc plus qu’à accepter d’avoir réalisé la plus belle course de ma vie et d’en être enfin fier !🥲

À lire aussi : Le revers de la médaille : le vide après un grand projet · Road to 2028 : progresser sans perdre mon équilibre.

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Ironman Nice 2024 : quand le projet devient une idée fixe

Marc Darchez à vélo de triathlon longe une paroi rocheuse sur l’Ironman de Nice 2024.

Juin 2024 · J-1

Ça a commencé par une pensée 💭, un jour il y a longtemps… c’est progressivement devenu une idée, puis une envie… 😏
Au fil du temps cette envie s’est transformée en objectif 🏅pour aboutir à un projet !
9 mois que je travaille sur ce projet.
Cette ligne d’arrivée était encore loin le premier octobre, loin dans mes pensées loin d’être réaliséee !
Aujourd’hui elle est là, au bout de cette ligne droite je refermerai cette aventure dans 24 h en espérant que la fin sera aussi belle que l’histoire ! 🥹✨

Marc Darchez à vélo de triathlon longe une paroi rocheuse sur l’Ironman de Nice 2024.
Photo d’illustration.

9 mois que cette ligne guide mon quotidien !
Mais depuis une semaine, elle prend de plus en plus de place dans ma vie !
Tout ce que je fais tourne autour de ça. 🫣
Chaque action est réfléchiee par rapport à dimanche.
Moins de stress, plus de repos. Moins d’action, plus de projection.
Ça devient une idée fixe qui s’insinue dans chaque moment et chaque réflexion.
On approche de la limite du trouble comportemental. 😬🫡
Ça fait partie du jeu, à cet instant, mais ça ne doit rester qu’un instant car la vie ce n’est pas juste ça !
Ce n’est pas juste l’optimisation totale d’un quotidien dans une seule direction !

Pour autant je vous souhaite de vivre ça :
Avoir un projet quel qu’il soit qui vous pousse et vous transcende.
Qui vous amène à tendre vers une évolution de votre quotidien, de votre vie, de qui vous êtes !
À cet instant je suis impatient de conclure ce projet, impatient de retrouver la vraie vie, même si je crois que cette vie est un peu déjà la vraie vie.
Alors rendez-vous dans 24 h pour fermer ce chapitre de la plus belle des manières 🤞!
Enjoy.

À lire aussi : Ironman Nice 2024 : mon récit de course en 10 h 53 · Accomplir un rêve : ce que je vous souhaite.

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MCC 2022 : pourquoi bien définir son objectif de course

Traileur en tenue noire sur un sentier rocheux.

Octobre 2022

Mal définir votre objectif est la cause la plus probable pour laquelle vous allez possiblement rater la course où vous êtes engagé ! ⚠️

Traileur en tenue noire sur un sentier rocheux.
Photo d’illustration.

Je crois que c’est le conseil de veille de course sur lequel j’insiste toujours le plus auprès des personnes que j’accompagne !
C’est donc pas faute de le savoir mais voilà pourtant pourquoi je suis déçu de ma MCC ! #faitescequejedispascequejefais

Vous pouvez réaliser votre meilleure performance le jour J, si vous aviez choisi un objectif pas adapté, trop ambitieux, ou incohérent vous vous retrouverez pourtant déçu !
Déçu de la même course que vous venez pourtant de réussir… Et ça juste car votre objectif n’était pas adapté.
Et c’est quand même dommage de rater une occasion d’être satisfait de soi pour une erreur de jugement.

Choisir intelligemment son objectif ça parle de quoi au fond :
– de connaissance de soi
– de confiance
– d’ego
– de stratégie
– d’analyse du parcours
– d’envie

La connaissance s’acquiert grâce à l’entraînement, la confiance aussi.
L’ego, lui, peut être l’ennemi : vouloir trop bien faire, se croire plus fort que la réalité a donc un impact sur la stratégie.
Se croire fort pousse souvent à partir trop vite ou à définir un plan de course trop ambitieux.
L’envie et le plaisir sont à notre niveau des facteurs primordiaux dans le choix de nos objectifs.
Ils ne sont malheureusement pas quantifiables comme un temps ou un classement et surtout ils évoluent à chaque course.
On peut prendre du plaisir dans la souffrance et avoir envie de vivre ce combat par moments. Et parfois on peut juste vouloir prendre du plaisir en vivant pleinement le moment, l’atmosphère l’ambiance et la souffrance sera signe d’échec.

La question n’est donc pas si anodine et simple qu’elle n’y paraît. C’est pourquoi il est important de prendre du temps pour savoir vers quoi on veut aller et ce qui fera la réussite ou non de votre prochaine course.

Pour ma part lundi j’ai fait de multiples erreurs liées à différents points cités avant.
Trop d’envie et un choix d’objectifs ambitieux. J’avais envie de « me faire mal » et de faire une « belle course »
Ce choix a impacté ma stratégie et m’a cloîtré dans un schéma de course dont je n’ai pas voulu sortir et qui m’a donc poussé à faire d’autres erreurs.
Ajoutez à ça une mauvaise prise en compte du changement de parcours et vous avez un cocktail parfait pour souffrir pendant toute la course, être frustré et déçu tout en réalisant pourtant une course à mon niveau !
Et pourtant c’était pas faute de savoir tout ça.
On n’apprend jamais mieux qu’en faisant des erreurs et celles-ci je ne suis pas prêt de les refaire !
L’avantage c’est que ça me donne une bonne occasion pour prendre ma revanche l’année prochaine sur une course de l’UTMB. Car l’ambiance y est vraiment particulière et folle !

À lire aussi : Race day : courir avec ce que l’on a aujourd’hui · Triathlon d’Annecy 2023 : les leçons de ma course.

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