Le revers de la médaille : le vide après un grand projet

Marc Darchez, médaille au cou, sous l’arche d’arrivée de l’Ironman de Nice.

Juillet 2024

Il est vain de croire que la vie suit un chemin en perpétuelle progression où tout ce que l’on entreprend nous permet de nous sentir mieux aujourd’hui par rapport à hier !

Marc Darchez, médaille au cou, sous l’arche d’arrivée de l’Ironman de Nice.
Photo d’illustration. © Sportograf Digital Solutions GmbH.

On s’arrête souvent de raconter nos aventures au moment où on boucle celles-ci !
Médaille, bonheur, satisfaction !
Mais on aborde rarement l’après !
Ce moment où il n’y a plus rien !
Rien qui guide le quotidien, plus d’entraînement, plus d’objectif, plus besoin de faire attention à rien.
Le quotidien peut paraître plus facile car moins contraignant. Mais il a surtout moins de sens !
Il n’y a plus de ligne directrice, plus cette petite voix, qui te motive, te pousse, t’oblige, te guide !
Je pense que l’on passe tous par cette phase après un gros projet quel qu’il soit.

Il faut le savoir et accepter qu’il y aura une petite phase de dépression.
Je pense qu’elle est saine, et qu’il faut l’accepter. S’accorder un moment pour faire le deuil de cette partie de notre vie et se donner une deadline pour repartir de l’avant vers un nouveau projet.

Actuellement, je suis au milieu de ça. Plus dans la satisfaction et la réussite de la course et pas encore dans le plaisir et l’adrénaline d’un nouveau projet.
Juste au milieu d’un vide qu’il est difficile de combler !
Notre cerveau (notre ego) n’aime pas le vide, il n’aime pas l’inconnu, il n’aime pas le changement.
Et dans ce genre de moment, tous ces éléments se mélangent. Le rythme du quotidien est différent, il n’y a plus de satisfaction immédiate et plus d’accomplissement quotidien.
Il est donc normal de ne pas se sentir bien !

J’aime à croire que je suis un passionné en quête de bonheurs !
Pas le bonheur avec un grand « B » mais les bonheurs que l’on croise ou que l’on se crée au cours de notre vie.
La soirée après l’IronMan de Nice a été un de ces moments de bonheur. En famille, dans un bel endroit, après une belle journée de course qui venait boucler 9 mois d’investissement !
9 mois pour cet instant éphémère, mêlant satisfaction, soulagement, fierté, accomplissement, amour et fatigue.
La dernière page de ce projet, le point final de cette aventure !

J’ai toujours pris le parti de vivre les choses pleinement ! Que ce soit dans le bon, comme à cet instant où j’étais simplement heureux ! Ou le moins bon, comme en ce moment où je boude sur mon canapé ! Mais je l’accepte car ce moment touche bientôt à sa fin !
Et d’ici quelques jours, il sera de nouveau temps de regarder au loin pour chercher à l’horizon une nouvelle aventure à vivre !

À lire aussi : Après l’Ironman de Nice : place à l’aventure · Road to 2028 : progresser sans perdre mon équilibre.

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Race day : courir avec ce que l’on a aujourd’hui

Coureur en short turquoise et gilet d’hydratation au départ du trail Ultraks à Zermatt.

Mars 2024

Vous êtes beaucoup à accrocher vos premiers dossards pour 2024 en ce début de printemps !

Coureur en short turquoise et gilet d’hydratation au départ du trail Ultraks à Zermatt.
Photo d’illustration. © Sportograf Digital Solutions GmbH.

Entre stress, excitation, regret, les sentiments peuvent être mêlés à l’approche du premier départ ! Cette première course n’est sûrement pas votre objectif principal de l’année. La prépa n’a peut-être pas été optimale durant l’hiver ! Alors ne vous mettez pas trop de pression !

« La pression, nous, on la boit » 🍻 Pas forcément en accord sur la forme 🫠🤪 mais plutôt d’accord sur le fond ! 😉

Vous courez pour le plaisir, pour progresser, pour vous faire du bien ! 😌 Courir, c’est un jeu ! Alors, parfois, il est bon de ne pas faire entrer dans ce jeu les travers de notre société ! Ce souci de performance, de paraître, de résultats !

Si tous les voyants sont au vert le jour J, que la prépa a été bonne, que vous vous sentez en pleine confiance, alors oui, vous pouvez être ambitieux et espérer faire tomber votre record ! Mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave !

On se souvient rarement du chrono, mais on se rappelle souvent des sensations que l’on a vécues ! Alors concentrez-vous sur ça !

Faites une belle course, pour vous, avec ce que vous avez dans les jambes aujourd’hui. Laissez l’ego de côté et courez avec votre cœur et vos yeux ! Souriez, regardez, laissez-vous porter par l’événement.

Vous avez la chance d’être là !! C’est déjà beaucoup !

Alors, profitez, écoutez-vous, donnez votre meilleur ! Car même s’il n’est pas à la hauteur des attentes de certains, c’est votre course à vous, votre histoire, votre parcours !

Alors bonne course, faites-vous plaisir !

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Progresser à l’entraînement : voir la stagnation comme un palier

Coureur en tee-shirt rouge sur une piste d’athlétisme.

Février 2023

Dis coach, à quoi tu penses ? 💭

Coureur en tee-shirt rouge sur une piste d’athlétisme.
Photo d’illustration.

« La progression ! »

On s’entraîne tous pour ça, finalement. Quels que soient notre niveau ou l’objectif final, on cherche tous juste à progresser ! 📈
Lorsque l’on débute, on progresse plus vite pour de multiples raisons : efficience du schéma moteur, meilleure coordination, etc. 💪
Puis on stagne, et on progresse grâce à d’autres facteurs : gain d’endurance musculaire, meilleure efficience cardiovasculaire, etc. 💪💪
Puis on stagne, et on progresse grâce à d’autres facteurs : explosivité musculaire, puissance cardiovasculaire… 💪💪💪
Puis on stagne, etc., etc. ! 🤪
En réalité, ce cycle pourrait quasiment être infini si on vivait dans le meilleur des mondes et si l’on pouvait accorder toutes nos ressources énergétiques pour cela.

Nous voudrions tous être en constante progression, et stagner engendre souvent beaucoup de frustration ! Mais ne prenons-nous pas le « problème » à l’envers ? Stagner est-il vraiment un échec en soi ?
Bien sûr que non. Cela peut aussi être le signe d’une réussite : notre corps s’est adapté à l’entraînement, aux contraintes qu’on lui propose, et il est maintenant capable d’y répondre avec plus d’efficience. La stagnation peut alors devenir un palier, et non un échec.
Mais ce message ne veut pas systématiquement dire qu’il faut en faire plus. Il peut aussi être temps de faire différemment, de mieux récupérer ou de réévaluer ce que l’on demande à son corps.

À vous qui vous entraînez assidûment, avec passion, et qui avez la sensation de stagner en ce moment : retournez-vous sur votre parcours, évaluez les efforts fournis, puis regardez en avant et cherchez ce que vous pouvez ajuster ! C’est comme ça que vous progresserez demain.
Gardez en tête que le plus important, c’est la régularité ! Une fois celle-ci acquise, diversifier ou intensifier les entraînements peut être utile, selon vos besoins et votre capacité à récupérer.
L’objectif est de proposer à votre corps une stimulation adaptée pour qu’il puisse s’adapter et progresser.
C’est une quête passionnante de développement personnel au sens large, que ce soit d’un point de vue physique ou mental, mais aussi de connaissance de soi.

À lire aussi : Adapter sa charge d’entraînement à ses capacités · Triathlon d’Annecy 2023 : les leçons de ma course.

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Dans l’œil du cyclone : reconnaître mon stress

Portrait de Marc Darchez en tenue de cyclisme dans la brume.

Décembre 2022

Dis coach, à quoi tu penses ? 💭

Portrait de Marc Darchez en tenue de cyclisme dans la brume.
Photo d’illustration.

À l’œil du cyclone !
L’endroit où on peut avoir la douce illusion de croire que tout va bien !
Pourtant autour de nous un peu plus loin rien ne va plus !
10 jours, il m’aura fallu 10 jours pour m’apercevoir que je vis depuis quelque temps dans l’œil du cyclone de ma vie.
J’ai découvert ici que ce qui me ronge depuis quelque temps à la maison n’est autre que le stress !
Je ne me suis jamais senti stressé ou considéré stressé.
Ma vision du stress étant erronée car incomplète.
Je visualisais le stress d’une manière unique (le stress d’un patron d’entreprise surmené ou d’un parent courant partout pour survivre à un train de vie intenable.)
En réalité, le stress revêt de nombreux visages.
Ne pensant pas y être sujet j’ai longtemps ignoré les petits signes qui s’installaient.
Alors voilà, le constat est posé : je suis, ou en tout cas j’étais, stressé !
Un comble… un aveu d’échec !!!
Moi qui cherche à équilibrer au mieux mon quotidien depuis longtemps, à prôner le respect de soi et de son temps.
Je me suis fait piéger à mon propre jeu.
Vouloir trop faire, vouloir trop bien faire…
Pas mieux, pas moins bien qu’un autre juste comme beaucoup, pris de court dans ce quotidien à 100 à l’heure, dans cette vie d’action et de faire qui ne laisse plus de temps au temps.
La sensation de vivre dans une essoreuse (certes passionnante et enrichissante) mais aussi éreintante et épuisante.
Quelle drôle de vie notre société nous pousse à vivre ?

Mais maintenant s’ouvre une autre question enfin beaucoup d’autres questions…
Que faire ? Comment faire ? Quelle est la cause, le déclencheur, l’origine de ce stress ?
Est-ce un stress extérieur ? Le monde qui m’entoure ? Le monde dans lequel on vit ?
Ou suis-je l’origine de mon stress par mes choix et mon comportement !
À ce jour beaucoup plus de questions que de réponses !
Mais en tout cas maintenant que je sais, je ne resterai plus caché dans l’œil du cyclone !

À lire aussi : Notre capital invisible : les ressources qui nous permettent de choisir · Le revers de la médaille : le vide après un grand projet.

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Trouver son équilibre dans le sport et dans la vie

Fente avec rotation du buste et bras levé sur une piste.

Novembre 2022

Dis coach, à quoi tu penses ? 💭
À l’équilibre !

Fente avec rotation du buste et bras levé sur une piste.
Photo d’illustration.

L’équilibre est sûrement le concept du bonheur, du bien-être ou de la performance dont on parle le moins. Et pourtant, à bien y réfléchir, c’est sûrement le concept le plus fondamental !

Car finalement, tout n’est qu’équilibre dans le monde dans lequel on vit. (Je parle ici de la nature et non de ce qu’en a fait l’Homme.)
Notre corps est régi par des concepts de fonctionnement liés à l’équilibre : l’homéostasie ! Prenons l’exemple de la température corporelle : notre corps « aime fonctionner » autour de 37 °C. Si la température varie, des mécanismes viennent se mettre en place pour revenir à l’état d’équilibre, la transpiration ou les frissons, par exemple.
De la même manière, la glycémie est régulée par plusieurs hormones, notamment l’insuline et le glucagon. Des centaines de processus équivalents s’appliquent chaque jour en nous pour maintenir cet état d’équilibre.

Alors pourquoi ne pas tenter d’appliquer les mêmes mécanismes dans notre vie ainsi que dans les choix que nous faisons au quotidien ? Car il est utopique de croire que nous pourrons continuellement vivre dans un état de déséquilibre !
La balance finit toujours par s’équilibrer à plus ou moins long terme. Et il vaut mieux choisir de ramener l’équilibre soi-même dans son quotidien plutôt que de subir celui-ci par un phénomène extérieur !

Prenons l’exemple d’un sportif lors d’une préparation ! L’entraînement a pour but de créer un déséquilibre dans notre quotidien pour aboutir à une adaptation ! La récupération et l’alimentation sont là pour ramener le corps à son état d’équilibre !
Si le sportif s’entraîne trop ou s’il n’accorde pas assez d’attention à la récupération, il risque de rester dans un état de fatigue peu propice à la progression. Et s’il ne vient pas corriger cela de lui-même, à moyen ou long terme, il augmente son risque de blessure, sans que celle-ci soit une conséquence automatique.

Cet exemple est valable pour toutes les choses que vous entreprenez dans votre vie ! Alors cherchez l’équilibre en vous et n’oubliez pas que celui-ci est personnel ! Si nous étions tous plus équilibrés dans nos vies, le monde qui nous entoure le serait lui aussi.

À lire aussi : Notre capital invisible : les ressources qui nous permettent de choisir · Adapter sa charge d’entraînement à ses capacités.

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